Cameroun – SNH-SONARA : La colère des habitants du NOSO

Plusieurs jeunes  issus de la ville anglophone de Limbé, dans la région du Sud-Ouest, ont manifesté leur ras le bol le 16 juillet dernier, pour discrimination liées à la  redistribution des richesses naturelles.

 D’après Africa Intelligence, les personnalités issues de la région  du Sud-Ouest, semblent majoritairement personae non grata au sein de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) et la Société nationale de Raffinage (SONARA). Ces deux institutions pétrolières étatiques sont la cible n°1 des militants  du Sud-Ouest. Ainsi,  la défaillance des populations  vise également les élites anglophones locales,  qui peinent à être soutenu.

  Par ailleurs, au-delà de cet accaparement des postes de management par les francophones au sein des deux firmes citées, comme le dit Africa Intelligence, la colère  de la population du Sud-Ouest vise  aussi à mainmise territoriale des élites francophones sur les affaires de la commune de Limbé.

Une influence limitée des anglophones

Le conseil d’administration de cette dernière a toujours été présidé par des anglophones du Sud-Ouest, cependant proche du pouvoir de Yaoundé. La présidence est actuellement sous la responsabilité de Bertha NDOH, épouse du magistrat et cacique  du parti au pouvoir (RDPC) BENJAMIN Itoe, issu  comme elle du département de la Mémé.  Elle bénéficie d’une marge de manœuvre limitée pour encourager l’embauche  de jeunes issus de la région, dont tous les pouvoirs étant concentrés  dans les mains  du management francophone.

De l’autre côté, les francophones y retrouvé sont  majoritairement Béti et Foulbés comme le précise Africa Intelligence ;   comme  Jean-Paul Njonou directeur  de la SONARA et par ailleurs ancien conseiller d’affaires économiques de Ferdinand Ngoh Ngoh pour ne citer que cela.

En rappel, selon    Africa Intelligence,  l’incendie qui avait ravagé une grosse partie des installations de la Sonara, suite à l’attaque qu’avaient revendiquée  les groupes séparatistes, Yaoundé s’était contenté de parler d’incendie accidentel. Un fait qui a encore cristalliser la colère des manifestants anglophones dans la ville de Limbé, désormais ultra-militarisée.

                                                                                     Daniel Aimé BELL

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