Jacques Fame Ndongo : « le chef de l’Etat n’est pas le valet des anarchistes »

Secrétaire à la communication du comité central du Rassemblement démocratique du peuple, dans son pédantisme habituel vient de publier une tribune où il rappelle au Mrc et ses avocats que par rapport à la marche du 22 septembre 2020 au Cameroun force reviendra à la loi.  

Ce mercredi 30 septembre 2020, Jacques Fame Ndongo, le ministre de Paul Biya pond une nouvelle longue tribune à la gloire de son « créateur ». Dans la tribune en question, le membre du bureau politique du parti au pouvoir, revient sur la marche pacifique organisée par le Mrc et ses alliés le 22 septembre 2020.

 Pour démontrer que le parti de Kamto est dans l’erreur il ne cite que les auteurs étrangers  soutenir sa thèse. Ci-dessous l’intégralité de son pamphlet.

Abdication

Pour l’anarchisme (doctrine théorisée par Piotr Alekseïevitch Bakounine, Mikhaïl Aleksandrovitch Kropotkine, Elisée Reclus, Jean Grave etc), “il faut vivre sa vie, faire ce qu’on veut … Toute obéissance est une abdication … la révolte est permise contre toute autorité ». « Ni Dieu, ni maître », précise Jean Grave.

L’abbaye de Thélème avait déjà vulgarisé cette vision « iconoclaste » : « Fay ce que Vouldras ». C’est exactement ce que font les commanditaires des prétendues « marches pacifiques » du 22 septembre 2020 qui se sont soldées par un fiasco retentissant.

Règle universelle

 Rappel, afin que nul n’en ignore : « Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en règle universelle ». Tel est le premier des trois impératifs catégoriques du brillantissime philosophe allemand Emmanuel Kant. Que signifie cette phrase ?  Si je viole la loi, je dois me poser la question suivante : « et si tout le monde en faisait autant ? ».

Jungle

 Ce serait la loi de la jungle : « tout est permis, donc rien n’est défendu » (Dostoïevski Fiodor MikhaIlovitch). C’est la théorie du loup libre dans le poulailler libre (le loup est libre de dévorer la poule qui est libre d’être dévorée par le loup).

Le président du MRC et tous ses avocats implicites ou explicites, au Cameroun où à travers le monde, le savent : violer la loi codifiée  par le droit positif, c’est s’exposer inéluctablement aux fourches caudines de la loi. Car « le droit est ce qui est permis par une règle » (Nouveau cours de philosophie. Tome 4 : « la pratique et les fins » L’ACTION, par André Vergez et Denis Huisman, Edition Fernand Nathan. 105). C’est ce que l’on apprend en classe de Terminale).

Arsenal juridique

 Quelle est la règle (dans notre arsenal juridique), qui permet de « marcher » voire de « courir », pour « chasser » du pouvoir un président démocratiquement élu par le peuple camerounais libre, souverain et maître de son destin ? Au Cameroun, aucune règle, en matière de droit positif, n’accorde ce droit. Le RDPC veut qu’on lui prouve le contraire, en s’appuyant sur les lois et règlements de la République.

Seules les urnes permettent de faire partir du pouvoir un président de la République élu démocratiquement. Celui qui « chasse » un chef d’Etat démocratiquement élu, en faisant fi des lois et règlements de la République, court le risque d’être, à son tour, « chassé » le lendemain ou le même jour, dans un tohu-bohu infernal et tonitruant (l’anarchie appelle l’anarchie).

République bananière

Ce n’est pas à un maître de conférences en droit public que le RDPC l’apprendra. Le RDPC rappelle donc au MRC et à tous ses « soutiens » que le Cameroun n’est pas une république bananière. C’est un Etat de droit régi par des lois et règlements codifiés. Ces lois n’ont rien à voir avec la FARCE de la rue.

Code électoral

 Si quelqu’un veut changer la loi (le code électoral, en l’occurrence) qu’il se fasse élire au Parlement (ce que le MRC a refusé de faire le 09 février 2020) et soumette à l’Assemblée Nationale une proposition de loi (le projet de loi, lui, émane du gouvernement). Mais, encore faut-il qu’il puisse obtenir la majorité des voix (article 70 de la loi du 9 septembre 2014 portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale). Mieux, il faut que la proposition de loi soit déposée au Bureau de l’Assemblée Nationale. La recevabilité de ce texte est décidée par la conférence des présidents  (article 38 du règlement  intérieur de l’Assemblée Nationale).

  Quant à la question anglophone, elle a été examinée, avec rigueur et méthode lors du Grand Dialogue National (sans sujet tabou) par les divers segments sociaux du Cameroun (Partis politiques, haute administration, société civile, Camerounais de l’intérieur et de la diaspora etc).

Groupes armés

Le MRC a refusé, urbi et orbi, de prendre part à ce rendez-vous historique (auquel ont pris part des représentants des groupes armés qui ont pris les armes contre la République).

 Les recommandations de ces assisses inédites (depuis le protectorat allemand institué en 1884) sont connues de tous y compris  les avocats étrangers dont un certain Robert Amsterdam… qui adressent aujourd’hui, ex-cathedra, des « ultimata » au chef de l’Etat. Ces recommandations sont en train d’être mises en œuvre. (voir Cameroon Tribune de ce jour, p. 7 à 12).

La voie lumineuse

 Alors, trêve de jérémiades : « dura lex, sed lex ». Choisissons, tous, la voie lumineuse des urnes. C’est l’essence de la démocratie. Relisons Platon : « Aucune société ne peut subsister sans un système de règles, sans un réseau d’obligations imposées à ses membres et qui se fait respecter par des sanctions sévères » (in La République)

Pr Jacques FAME NDONGO

    

                                       

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